Le journaliste Alors, le voilà le reportage dont je vous parlais. Evidemment qu'on nous demande sans cesse de prendre le fameux virage vert, de recycler le plus possible... étonnant alors d'apprendre que des centres de tri de la province ferment leurs portes parce qu'ils sont incapables de vendre les résidus.
Résultat, les entreprises stockent les déchets et se retrouvent avec des centaines de tonnes de vieux papiers qui, autrefois, valaient de l'or. Anne Panasuk.
Anne Panasuk, journaliste Depuis le premier janvier, toute la collecte sélective de l'île de Montréal aboutit ici au centre géré par le groupe Tiru, une entreprise française. L'équivalent de 50.000 camions de matières recyclables entrent mais ne sortent plus. Les vieux papiers et cartons ne se vendent pas. L'entreprise les stocke donc sur son terrain. Et depuis un mois et demi sur un terrain prêté par la ville.
Jean-François Chamard Consultant et Anne Panasuk
- Y'en a 100.000 pieds carrés.
- 100.000 pieds carrés déjà ?
- Oui. L'équivalent de deux terrains de foot. Alors, ça va faire quatre à cinq mois que c'est ici. La valeur aussi est moindre. A un moment donné, il y a une baisse de valeur aussi. - Vous avez ici quatre étages de ballots superposés. Chaque ballot équivaut à une tonne de vieux papiers. Il n'y a pas si longtemps, cette tonne se vendait 117 US$. Aujourd'hui, ce papier ne vaut plus que 5$ US. Le carton, lui, qui se vendait 125$ US se transige aujourd'hui à 25$ US. Les pertes de revenus sont importantes pour le groupe Tiru.
Où va le papier que vous recyclez ?
Le prix du papier recyclé est passé de :
2007 = 117$ US / tonne à 2009 = 5$ US/tonne
Extrait du Téléjournal de Radio-Canada,
du 26 janvier 2009
Le recyclage du papier au Québec
Conception & réalisation :
Téléjournal de Radio-Canada
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Ils perdent entre 150.000 et 200.000 dollars par semaine.
- D'autant plus que l'entreprise n'est pas payée pour traiter la collecte sélective du grand Montréal.
Alain Leduc Direction de l'environnement, Ville de Montréal et Anne Panasuk, journaliste
- Ça coûte zéro sous à
Montréal et aux montréalais effectivement pour traiter les matières recyclables.
- Le groupe Tiru a offert de recycler gratuitement.
- Ici, vous avez, donc, le prix soumissionné pour
chacun des trois contrats de l'agglomération, euh, à coût zéro.
- Montréal a signé pour dix ans.
Dominique Bouffard présidentGroupe Bouffard de Matane et Anne Panasuk, journaliste
- Même chose à Québec avec l'entreprise Matrec. Elle aussi doit stocker en attendant des jours meilleurs. Elle aussi a soumissionné à coût zéro. En Abitibi et à Matane les centres de tri ont tout simplement fermé leurs portes. - La chose qu'on a faite, c'est de limiter, au minimum, les pertes parce que quand on vend pas de matières au centre de tri, euh, on se conte pas de blagues, là, c'est qu'il n'y a plus de revenus.
- Les villes refusent de rouvrir les contrats.
Alan DeSousa responsable du développement durable, comité exécutif, Ville de Montréal etAnne Panasuk, journaliste
Le problème, c'est un problème qui passe à travers le Québec. C'est pas un problème de juste la ville de Montréal. C'est un problème partout au Québec, au Canada, aux Etats-Unis. Il faut les traiter dans l'ensemble.
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Tous attendent une aide de Québec qui devrait venir après le conseil des ministres de mercredi. Anne Panasuk, Radio Canada Montréal. n