Un élève
- Est-ce qu'il y a de plus en plus de mesures à prendre pour, euh, pour, euh, pour faire de plus en plus partie de la biodiversité et de quoi va-t-il falloir qu'on se passe le plus ? Olivier Milhomme - De quoi va-t-il falloir qu'on se passe le plus ? Ben, on fait partie de la biodiversité, là. Yann avait évoqué, par exemple, le fait qu'on se... dans sa nourriture, euh, on peut consommer des produits qui sont, par exemple, issus de l'agriculture biologique, c'est-à-dire qu'elles... ou qu'ils n'ont pas... ou qui respectent la biodiversité. Dans le champ, euh, il y a beaucoup de vie, euh, on ne va pas faire la chasse aux insectes, euh, les insectes, euh, ça permet d'avoir des oiseaux, puisque les oiseaux peuvent être insectivores. S'il y a des oiseaux, eh bien, il y a des... des... Yann Arthus-Bertrand - Mais ce qui est important c'est de quoi il va falloir qu'on se passe. Olivier Milhomme - Bien, de rien... j'avais envie de dire... C'est simplement la manière de faire. On peut pêcher du poisson, manger du poisson mais manger certaines espèces et puis surtout, euh, demander aux pêcheurs de ne pas utiliser des
Réponses Retour à Que comprenez-vous ?
Une pêche raisonnée !
Poissons et environnement,
un seul mot d'ordre, consommer raisonnablement.
techniques de pêche avec des filets, par exemple, qui détruisent tout. Hein ? Quand on passe un chalut sur le fond de la mer, pour ramasser, par exemple, un gros poisson, eh bien, on a aussi, euh, attrapé tous les petits poissons, on a détruit sur le fond de la mer où il y a des œufs, des œufs de poissons, on a détruit tout ça, ce qui fait que, un an après, dix ans après, il ne peut plus y avoir de poissons. Donc, si on pêche le poisson différemment, on a du poisson et on a préservé le milieu et demain il y aura encore du poisson.
Yann Arthus-Bertrand - Il ne faut se passer de rien mais ne pas le faire trop. On ne va pas arrêter de vivre, on va continuer à avoir des voitures, on va continuer à avoir des avions. Mais il faut le faire rai-so-nna-ble-ment. Une élève
- Se passer d'une voiture pendant une année, c'est très bien, mais après quand on prend l'avion, on se rattrape très facilement. Et pourtant, on a de la famille dans un autre pays, on fait quoi ? On refuse de les voir ? Yann Arthus-Bertrand
- Non. Une élève
- C'est un peu difficile. Yann Arthus-Bertrand
- Ben, c'est ce que je viens de te dire. On prend l'avion, mais rai-so-nna-ble-ment. Si c'est important, on le fait. On ne va pas se priver de prendre l'avion, priver de manger du poisson mais on le fait raisonnablement. On ne part pas un week-end à Rome. Je ne sais pas, euh... On fait attention. On part, on part à Rome si on est très amoureux mais on n'y va pas tout le temps. Donc, voilà ! Donc, [il ne] faut pas... faut pas tout arrêter. C'est de le faire raisonnablement. Le développement durable, c'est ça.
Aux questions de deux élèves du lycée parisien Honoré de Balzac sur les privations éventuellement nécessaires pour s’inscrire dans le développement durable, Olivier Milhomme, collaborateur de Yann Arthus-Bertrand, répond en citant l'exemple de la pêche et en plaidant pour une pêche raisonnée. Yann Arthus-Bertrand conclut qu'il ne faut se priver de rien mais agir raisonnablement en toutes circonstances. Voir la suite de cette entrevue sur www.curiosphere.tv
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