Le journaliste : Et à l’heure des grandes vacances, certains touristes refusent les sejours dits classiques, les avions charters ou les hôtels-clubs. Ils cherchent à voyager autrement en partant par exemple à la rencontre des gens et en participant au développement local des pays qu’ils visitent, ce qu’on appelle le tourisme solidaire. Carine Azzopardi et Christophe Hilary ont suivi une famille de Chambéry en vacances en ce moment dans l’Atlas marocain.

Voix off : Lahoucine guide Marc et sa famille dans la Médina. Destination : la maison de leurs hôtes marocains chez qui les Français passeront leur première nuit.

-Bonjour.
-Bonjour.
-(En arabe)
-Merci.
-Alors, comment on dit merci ?
-Shoukran.

Marc Bulteau (toursite) : J’avais vu dans les propositions de Vision du Monde qu’il y avait la possibilité de passer les nuits et les soirées chez l’habitant. Je trouvais ça beaucoup plus intéressant. On passe déjà trop peu de temps dans le pays. Si on veut un tout petit peu sentir les choses, c’est pas mal.

Voix off : Voyager autrement, cela commence comme ça. Une visite de la vieille ville de Marrakech que leur a spontanément proposée leur hôte. Ce moment-là, Marc, sa compagne et ses trois enfants l’attendaient depuis longtemps.

Marc Bulteau :  C’est un vieux projet. Parce qu'évidemment quand même partir à cinq, c’est pas simple non plus ne serait-ce que financièrement... Ça fait plusieurs années que je pense à partir dans une démarche de ce type-là. Au départ, je pensais partir avec les enfants un par un, puis finalement on est partis tous en même temps.

Voix off : Marrakech n’est qu’une étape. La famille doit passer quinze jours quand un village de l’Atlas, à quatre heures de route, chez Lahoucine, leur guide. Les villageois les accueillent à bras ouverts. Ils savent que ces touristes participent par leur venue au développement de leur vallée.



Réponses
Retour à Que comprenez-vous ?


Le tourisme solidaire au Maroc

19 20. Edition nationale
FR3 - 15/07/2006 - 00h03m33s

 

Cliquez ici

 

Production : INA

Reportage consacré au tourisme solidaire et équitable qui permet d'aller à la rencontre des autochtones et qui participe au développement local du pays visité. Le sujet suit la famille BULTEAU qui a choisi cette formule, proposée par "Vision du Monde", pour visiter le Maroc. Commentaire sur des images factuelles ponctué des interviews de Marc BULTEAU, touriste, Lahoucine OUTEZDOT et Hassan BARAOUZE, guides.

 

 

Retour
Développement durable sur le chemin de la vie 6
Le français net'ment ... ...Voyage dans l'écriture


Lahoucine Outezdot (guide Vision du Monde) : Dans un instant on aura un thé, hein ? Le whiskey berbère... L’idée, c’est de développer un tourisme équitable, durable et solidaire aussi en collaboration avec les habitants du village de Aït Ayoub. Il y a des groupes d’agences qui passent. Ils me demandent le tarif. Je refuse parce qu’on gagne pas grand chose avec leurs salaires, avec leurs prix. Alors, nous, on a essayé de mettre en place des prix convenables. En même temps, il y a un pourcentage qui part sur le projet de développement, ce qui est très important.

Lahouciene Outezdot : Tu vois le champ comment il est partagé avec des petits talus.

Voix off : A Aït Ayoub, les villageois voulaient amener l’eau potable au village. Ils ont pu le faire grâce aux 3% reversés sur chaque voyage par les organisateurs.

Lahouciene Outezdot : Maintenant, ça facilite pas mal de choses puisqu’il y a de l’eau dans le robinet. Avant il n’y avait pas de robinets, mais...  C’était donc des puits. S’il n’y a pas d’eau dans le puits, il faut le chercher plus loin, au village de Robat (orthographe incertaine).

Marc : Il y a dix, quinze ans, il y avait 5.000 habitants, et puis maintenant ils sont à 13.000 habitants sur la vallée. Donc si tous ces projets peuvent aider notamment à éviter l’exode rural, à permettre aux gens de rester ici et à repeupler une vallée qui, qui... dès qu’il y a de l’eau et du travail, il y a tout ce qui faut.

Lahouciene Outezdot : Ça alimente tout le village d'Ibaklwane et le village d'Aït Ayoub, aux environs de 65 familles.

Hassan Baraouze (guide Vision du Monde) : L’importance de l’implication de la population locale, c’est eux qui vont garder le projet après la finalisation. Par exemple le projet d'Ibaklwane sur l’eau potable, quand on l’aura fini, c’est les villageois qui vont le récupérer et c’est eux qui vont entretenir le projet après le départ des associations et tout.

Voix off : Loin des tours opérateurs, Lahoucine, Hassan et les habitants d’Aït Ayoub ont concocté un programme de randonnées et de visites aux petits oignons à la famille Bulteau. Des vacances utiles et, surtout, une vraie expérience de vie.

Transcription de Véronique Mattei