Etiquettes Grammaticales

Le verbe, le nom, les pronoms, les adjectifs, les déterminants,
les prépositions, les conjonctions, les adverbes
Le verbe
Le verbe est un mot qui indique une action ou un état. Le verbe est le plus petit élément d’une phrase. Il peut être employé seul (à l’impératif) ou accompagné d’un pronom sujet dans une phrase courte.
Exemples :    Parle ! (à l’impératif, 2e pers. du sing.)
                    Tu parles. (au présent de l’indicatif, 2e pers. du sing.)
Le nom ou le substantif
Le nom ou le substantif est un mot qui peut être commun ou propre. Il indique une personne, un animal, une chose ou une qualité. Il peut être concret ou abstrait. En français, le nom a un genre (masculin ou féminin) et un nombre (singulier ou pluriel). Le nom accompagne généralement le verbe. Il peut être alors sujet du verbe, objet direct du verbe, ou objet de préposition.
Exemples :  
Les étudiants parlent.
étudiants : nom commun, m. pl., sujet du verbe parler.
Les étudiants parlent au professeur.
professeur : nom commun, m. sing., objet de la préposition à.
Les étudiants inventent une histoire.
histoire : nom commun, f. sing., objet direct du verbe inventer.
Les Sarkozy viennent de Hongrie.
Sarkozy : nom propre, sujet du verbe venir.
  Notez que les noms propres ne prennent pas la marque du pluriel (exceptions très rares). Le verbe prend, cependant, la marque du pluriel si le nom propre est introduit par un pluriel.
Les pronoms
Les pronoms sont des mots qui remplacent un nom. Les pronoms qui accompagnent le verbe sont des pronoms personnels. Ils peuvent être alors sujets du verbe, objets directs du verbe, ou objets de préposition. Il existe aussi des pronoms réfléchis, démonstratifs, possessifs, interrogatifs, relatifs, et accentués. Le nom auquel se rapporte le pronom s’appelle un antécédent. En français, les pronoms ont toujours le genre (masculin ou féminin) et quelquefois le nombre (singulier ou pluriel) de leur antécédent. Si le pronom remplace une phrase, un paragraphe, ou une idée, il est toujours neutre (forme du masculin-singulier).
Exemples :   

Les étudiants, ils parlent.


ils : pronom personnel, m., 3e personne du pl., sujet du verbe parler. Il a pour antécédent le mot étudiants.

Moi, je suis professeur.

Moi: pronom personnel accentué, m., 1e personne du sing., en apposition au sujet je.
J’ai deux photos. Laquelle veux-tu.?

Laquelle : pronom interrogatif, f., 3e personne du pl., c.o.d. du verbe vouloir. Il a pour antécédent le mot photos.
Une mère,  c’est merveilleux.


c’ : pronom sujet, neutre, 3e personne du sing., sujet du verbe être. Il a pour antécédent une idée une mère.
Les adjectifs
Les adjectifs sont des modificateurs. Ils modifient un nom. En français, les adjectifs prennent le genre (m. / f.) et le nombre (sing. / pl.) du nom qu’ils modifient. Les adjectifs sont généralement épithètes ou  attributs. Ils donnent un détail important sur un nom. Quand les adjectifs sont démonstratifs, possessifs, interrogatifs, exclamatifs ou indéfinis, ils deviennent des déterminants.
Exemples :    
Les étudiants américains parlent.
américains : adjectif épithète, m. pl. Il modifie le nom étudiants.
Les étudiantes américaines parlent.
américaines : adjectif épithète, f. pl. Il modifie le nom étudiantes.
Le professeur est français.
français : adjectif attribut, m. sing. Il modifie le nom professeur.
La directrice est française.
française : adjectif attribut, f. sing. Il modifie le nom directrice.
Les déterminants
Les déterminants sont des mots qui donnent aux noms un sens déterminé. Les déterminants peuvent être des articles (définis, indéfinis, partitifs) ou des adjectifs (démonstratifs, possessifs, indéfinis). En français, les déterminants ont aussi un genre (m. / f.) et un nombre (sing. / pl.). En français, il est très rare qu’un nom ne soit pas accompagné d’un déterminant.
Exemples :   
Les étudiants parlent.


Les : article défini, m. pl. Il détermine d’une façon générale le nom étudiants.
Mes étudiantes parlent.


Mes : adjectif possessif, f. pl. Il détermine par la possession le nom étudiantes.
Un professeur est français.


Un : article indéfini, m. sing. Il détermine d’une façon indéfinie le nom professeur.
Cette directrice est française.


Cette : adjectif démonstratif, f. sing. Il détermine en le montrant le nom directrice.
Aucun homme n’est tenu de tuer.
Aucun : adjectif indéfini, m. sing. Il détermine le nom homme.

Quelle histoire !

Quelle : adjectif exclamatif, f. sing. Il détermine le nom histoire.
Les prépositions
Les prépositions sont des mots qui se positionnent devant des noms ou des infinitifs. Les prépositions ont généralement un sens déterminé. Elles indiquent une position, le plus souvent, une relation dans certains cas, et souvent une circonstance quand elles sont suivies d’un infinitif.
Prépositions (ou expressions prépositionnelles) :

de localisation dans l’espace :




devant, derrière, en haut de, en bas de, dans, sur, sous, en dessous de, au-dessus de, à l’extérieur de, à l’intérieur de, à gauche de, à droite de, en dehors de, en face de, à côté de, au bout de, à la fin de, à l’extrémité de
de localisation dans le temps :
à, de, avant, après, au bout de, à la fin de, d’ici, jusqu’à, dès, depuis
de provenance ou d'appartenance :
de
d’attribution :
à
de possession :
de (quelquefois à)
de moyen ou manière :
avec, sans, par, en
de cause :
grâce à, à cause de
de but :
pour
Les conjonctions
Les conjonctions sont des mots qui se positionnent devant une proposition indépendante ou subordonnée. Elles relient deux propositions. Les conjonctions sont des mots de jonction. En français, on ne peut pas avoir de proposition subordonnée sans qu’elle soit introduite par une conjonction. On peut dire que la conjonction est à la subordonnée ce que la préposition est au nom.
I. Les conjonctions de coordination
Les conjonctions suivantes relient des mots entre eux ou deux propositions indépendantes :
mais, pourtant (l’opposition) ; ou, ni (l’alternative ou la négation) ; et (l’union) ; ainsi, enfin  (la conclusion) ; car (la cause) ; or (pour marquer un moment particulier d’une durée ou d’un raisonnement) ; donc (la conséquence)
Remarque : pourtant, ainsi, enfin, donc sont rangés parmi les adverbes plutôt que parmi les conjonctions. Je les ai insérés ici parce qu’ils peuvent aussi servir à unir deux éléments.
II. Les conjonctions circonstancielles de subordination
Ces conjonctions relient une proposition principale à une proposition indépendante. Elles établissent une dépendance entre les éléments qu’elles unissent.
Elles peuvent indiquer une fonction grammaticale ou des circonstances :
Une proposition complétive qui n’est pas infinitive, mais qui est sujet ou complément d’objet direct d’un verbe, doit être introduite par la conjonction :

que

Notez que cette conjonction n’a qu’une fonction grammaticale. Elle est vide de sens. C’est la raison pour laquelle elle disparaît le plus souvent de la phrase anglaise. Elle est obligatoire en français.
Exemples :  
Je pense que tu as raison.
que tu as raison est une complétive c.o.d.
Que tu aies raison est évident.

Que tu aies raison est une complétive sujet.
Notez que le verbe de la complétive sujet est toujours au subjonctif.
Les propositions circonstancielles de temps doivent être introduites par une conjonction de temps :

quand/lorsque, alors que/ tandis que, dès que/aussitôt que, tant que/aussi longtemps que, chaque fois que/toutes les fois que, après que, avant que, une fois que, aussi souvent que, pendant que, depuis que, jusqu'à ce que, à mesure que/au fur et à mesure que, sitôt que, lors même que, maintenant que, au moment où, en attendant que
Notez que les conjonctions de temps en bleu sont obligatoirement suivies d’un subjonctif.
Une proposition circonstancielle de cause doit être introduite par une conjonction de cause :
parce que, étant donné que, vu que, de peur que, de crainte que

Notez que les conjonctions de cause en bleu sont obligatoirement suivies d’un subjonctif.
Une proposition circonstancielle de manière doit être introduite par une conjonction de manière :
de manière que, sans que, de façon que, de sorte que


Notez que les conjonction de manière en bleu sont obligatoirement suivies d’un subjonctif.
Une proposition circonstancielle de moyen doit être introduite par une conjonction de moyen :
sans que


Notez que cette conjonction en bleu est obligatoirement suivie d’un subjonctif.
Une proposition circonstancielle de but doit être introduite par une conjonction de but :
pour que, afin que


Notez que les conjonctions de but sont obligatoirement suivies d’un subjonctif.
Une proposition circonstancielle de concession doit être introduite par une conjonction de  concession :
bien que, quoique, malgré que


Notez que les conjonctions de concession sont obligatoirement suivies d’un subjonctif.
Les propositions hypothétiques doivent être introduites par une conjonction qui marque une hypothèse.:

si, si ce n’est que, si tant est que

Une proposition qui marque une opposition ou une réserve doit être introduite par une conjonction qui marque une opposition ou une réserve :

si ce n’est que, si tant est que, excepté que, encore que, sauf que, pourvu que, à moins que

Notez que les conjonctions de réserve en bleu sont obligatoirement suivies d’un subjonctif.
Les adverbes
Les adverbes sont des modificateurs comme les adjectifs (mais ils ne peuvent pas modifier de nom comme les adjectifs). Les adverbes modifient des verbes, des adjectifs ou d’autres adverbes. Ils sont toujours invariables (excepté tout dans un cas très précis). Invariable veut dire qu’ils ne prennent ni la marque du genre (m. ou f.), ni la marque du nombre (sing. ou pl.).
Adverbes ou expressions adverbiales :
de temps :
Ils répondent à la question :
Quand ? ou Quand est-ce que…?
avant hier, hier, aujourd’hui, demain, après-demain, tout à l’heure, de temps en temps, un jour, tout à coup, tout d’un coup, ce lundi-là, un certain jour, déjà
de manière :
Ils répondent à la question :
Comment ? ou Comment est-ce que…?
lentement, rapidement, fidèlement, etc…


de fréquence :
Ils répondent à la question :
Combien de fois ? ou Combien de fois est-ce que…?
souvent, toujours, une fois (deux, troisfois), quelquefois, de temps en temps
d’habitude :
Ils répondent à la question :
Quand ? ou Quand est-ce que…?
souvent, d’habitude, habituellement, jamais, toujours, tous les jours

d’intensité :
Ils répondent à la question :
Comment ? ou Comment est-ce que…?
très, tout, tout à fait, moins, plus, aussi, autant, complètement


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